Divertissement

« Le jeu de la dame » sur Netflix est loin d’être un échec

« The Queen’s Gambit », (le gambit est un sacrifice volontaire d’un pion dans le but d’obtenir un avantage stratégique), fait les grands titres depuis quelques jours. Une écriture hypnotisante, une mise en scène immersive malgré quelques faiblesses caricaturales. Décryptons ensemble cette mini-série proposée par Netflix.

Il est grand temps de se soumettre à un commandement biblique : sera damné celui qui osera visionner une production étrangère en version française. On ne le répétera jamais assez, le doublage français fait perdre une grande partie de la puissance d’une oeuvre. Les voix ne collent pas, le doublage est maladroit, les émotions sont figées. Dans la plupart des cas, mieux vaut se délecter de la version originale et opter pour un sous-titrage français si l’anglais vous cause de l’hyperventilation. Cette mise au point faite, passons aux choses sérieuses.

La mini-série nous hypnotise

Le format est efficace. La mini-série constituée de 7 épisodes nous plonge dans l’après guerre froide. Tout est délicieux : les costumes, la photographie, les décors vintages, la musique. Le réalisateur réussit le pari de plonger le spectateur dans une expérience immersive savoureuse et haletante. L’écriture scénaristique est telle que la série devient rapidement addictive. La fin de chaque épisode est pensée pour laisser la lecture automatique faire son oeuvre. Et surtout, on jubile. On se délecte de voir ces machos dominant le milieu fermé des échecs, désarçonnés lorsqu’une nana venue de nulle part les humilie au cours d’une partie. La série bénéficie d’un ancrage historique et politique (rivalité USA et URSS) qui la rend d’autant plus authentique.

Quelques faiblesses caricaturales

La production souffre tout de même de quelques pièges caricaturaux. Anya Taylor-Joy a tendance à légèrement surjouer son jeu. Elle tombe dans le biais de la femme antipathique, très peu souriante et presque acerbe. Sa gestuelle quelques fois condescendante suscite presque l’agacement. L’histoire de conte de fée est un peu trop calibrée, elle mériterait quelques aspérités, quelques rudesses pour l’apprécier encore plus. L’idéal féministe étouffe çà et là l’intrigue. Quelques scènes sont en longueur et on reprochera le côté linéaire de la trame. Des flash back plus réguliers au cours de la série aurait donné plus de dynamisme et d’émotion.

On clôture ces quelques lignes par une info’ qui vous fera certainement sourire. Le personnage de Harry Beltik vous dit quelque chose ? Vous avez l’impression d’avoir déjà vu ce regard bleu perçant ? On vous confirme, il s’agit là d’Harry Melling qui a interprété… Dudley Dursley dans Harry Potter ! Allez, on vous laisse tranquillement lancer la recherche Google.

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