Société

Le minimalisme : posséder moins pour vivre mieux

Nombreux sont ceux qui ont déjà éprouvé une satisfaction intense en se débarrassant d’objets inutiles. Une fois sa chambre rangée, l’harmonie de la pièce nous procure calme et apaisement. On découvre de nouveaux espaces, on savoure la luminosité, on se délecte de l’essentiel qui seul subsiste. Une impression de légèreté se dégage du procédé.

La pression du marketing et de la publicitaire a raison de nos fragilités humaines. Le dernier smartphone est sorti il y a un an que, déjà, les sirènes de l’innovation technologique retentissent pour nous pousser à acheter le dernier joujou. À l’heure de la consommation éco-responsable et des discours sur l’épanouissement personnel, plusieurs interrogations s’imposent à nous. Pourquoi ressentons-nous le besoin de se procurer du matériel ? Comment définir la notion de besoin ? Toutes ces possessions nous rendent-elles vraiment heureux ?

Se recentrer sur l’essentiel

Le minimalisme repose sur un concept de base irréversible. Navrée de vous l’apprendre, mais nos jours sont comptés. Notre espèce humaine nous programme à une issue indéniable, d’où l’importance de profiter de notre précieux temps. La pensée minimaliste implique de consacrer moins de temps au processus de consommation. Être à l’affût des bonnes affaires, comparer les prix, courir les magasins, essayer l’article, installer le matériel, renvoyer le produit au SAV, toutes ces étapes usent non seulement notre temps mais une énergie considérable. En réduisant progressivement notre consommation dans toutes les sphères de notre vie (alimentation, habillement, habitation, biens, transports), nous consacrons plus de temps à des activités qui ont du sens pour notre bonheur et notre développement. Voici que l’on profite davantage de nos parents, nos enfants, nos amis. La dimension humaine retrouve sa place légitime au cœur de nos vies. Le temps retrouvé permet également d’entreprendre des projets personnels, longtemps mis en stand-by, ou même de découvrir de nouvelles activités toutes aussi épanouissantes.

Love People Use Things: Because the Opposite Never Work. The Minimalists

Retrouver sa liberté

Le minimalisme propose de redevenir maître de nos choix et implique de lutter contre les normes sociales. À nous de décider quand acheter un produit, quel produit acheter et où se le procurer. Mais surtout, et c’est là que le bât blesse, à nous d’identifier à quel moment nous sommes confrontés à un réel besoin. Vous donner une définition du besoin serait hasardeux et non applicable en l’espèce. En effet, la nature du besoin dépend de chaque individu et de son niveau de vie. Disons alors qu’un besoin doit répondre à un manque organique, profondément nécessaire à notre vie. Une envie sera influencée par une émotion et une perception donnée.

Une réflexion devrait résonner en chacun de nous, une représentation de la consommation trop peu envisagée. Lorsque nous achetons un produit, nous l’achetons avec de l’argent, de la thune, de la maille, du blé ou même des ronds, les variantes sont infinies. Pourtant, cet achat nous coûte bien plus cher que nous pouvons l’imaginer. Il nous coûte notre temps, cette ressource épuisable et précieuse. Et pour cause, afin d’acheter cette robe fleurie à 50 euros, il vous a fallu travailler quelques heures au bureau au préalable. Un travail qui vous a ainsi permis de constituer cette somme. Or, l’argent est volatile, il va et vient. Il se perd et se gagne ensuite. Le temps lui est irreversible. Il est cette notion fragile, impalpable, impitoyable presque. En reprenant le contrôle de notre consommation, nous décidons donc d’utiliser notre compteur temps pour ce qui nous rend profondément heureux.

Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus aident plus de 20 millions de personnes à vivre une vie significative avec moins grâce à leur site Web, leurs livres, leurs podcasts et leurs documentaires. Les minimalistes ont été présentés dans le New York Times, le Wall Street Journal, le Boston Globe, Forbes, et bien d’autres médias. Le dernier documentaire signé Netflix s’avère être une véritable pépite. Nos deux protagonistes livrent leur intimité, les raisons de leur engagement et la pratique du minimalisme au quotidien.

Les « Tiny House » et le Projet 333

Quelques pratiques ont vu le jour et ont gagné du terrain en marge de ce courant de pensée. Le mouvement des micromaisons, une pratique à succès aux Etats-Unis, parfois désigné par son nom anglais tiny house movement, est un mouvement social et architectural prônant la simplicité volontaire par l’habitation de petites maisons.

Le projet 333 consiste à choisir 33 vêtements tous les 3 mois et pas un de plus  Vous rangez le reste dans un carton que vous ne ressortirez qu’à la prochaine saison. Ce qui compte dans les 33 : vêtements, bijoux, chaussures, vêtements d’extérieur et accessoires (ceinture, écharpe, gants, etc.). Pas un de plus, compris ?

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